BRICE HORTEFEUX, UN PARFUM DE SCANDALE

Publié le par Don Weshy

On ne le sait que trop bien, quand la politique se mêle au football ça donne n'importe quoi!
Preuve en est avec certains ministres qui (bien aidé par les médias qui font monter le buzz) du jour au lendemain s'intéressent à l'univers chatoyant du football.

Le gouvernement à opté pour une défense à 3, rugueuse.

Retour sur les événements (aussi exceptionnel qu'un écart de langage dans secret story) qui ont fait parlé ces derniers jours :


Fait numéro 1 : les incidents en marge de Partizan Belgrade - Toulouse Football Club

On le sait, les matchs de football drainent avec eux un phénomène plus ou moins organisé de violences. Alors quand un match se profil en ex-yougoslavie, on se dit forcément que ça risque de péter. Ce fut chose faite. Ce qui est plus surprenant c'est le traitement du sujet par les médias puis par certains membres du gouvernement.

Alors oui on regrette évidement qu'il y ait eu des blessés graves (Brice Taton dont l'état est jugé très préoccupant), on connaît également la réputation (fondée si on se base sur ce qui vient d'arriver) de force de frappe des serbes, ce qu'on sait aussi c'est que les supporters de la ville rose ne sont pas tous des enfants de coeurs loin s'en faut. On ne s'étalera pas sur les bastons d'ultras toulousains à coups de parapluies et de barres de fer quand ceux d'en face sont à mains nues.

Mais ça arrange tout le monde de faire d'un côté les gentils (toulousain, venus pour la fête du foot) et de l'autre les méchants (serbes, assoiffés de sang). L'opposition manichéenne du bien contre le mal ça fonctionne à merveille!

Cette surenchère de bons sentiments nous donne droit à des déclaration tapageuses (et souvent ridicules), justes bonnes à faire croire au chaland (le footix, monsieur tout le monde...) que le gouvernement/les instances prennent le sujet à bras le corps. Comprendre par là que désormais c'est fini la fête, les méchants n'ont qu'à bien se tenir!

Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur (dans L'Equipe) : «Les groupes les plus virulents opèrent en quasi-commandos. (...) Ces parasites n'ont pas leur place dans les stades de notre pays. Je suis déterminé à les en écarter.

Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Sports (sur L'Equipe TV)Il faut que la plus grande sévérité soit appliquée. C'est de la sauvagerie, de la barbarie, rien ne pouvait justifier ça.»

Petite précision : non il n'y a pas eu de meurtre, ni de viol, ni de déclaration de guerre. On parle juste de faits qui se sont passés la semaine dernière et qui se déroule presque banalement chaque week-end. Alors pourquoi ce regain d'intérêt? Ce problème (loin d'être la priorité nationale) est sûrement plus simple à régler que celui de la crise, du chômage...

La violence dans les stades c'est le sujet qui ressort tous les deux ans quand les autres n'avancent plus. C'est une sorte d'X Files à la française avec Brice Hortefeux à la place de David Duchovny.
En plus ça leur donne une bonne image....et ça permet à Rama Yade d'avoir l'impression de servir à quelque chose. Merci le foot!

"Quand je parlais des parasites, je pensais aux auvergnats, pas aux ultras, il y a eu méprise" 

Fait numéro 2 : les jets de fumigènes sur la pelouse

Le (semblant) de débat avait commencé après le match Monaco-Paris Saint Germain
, ce soir là, après une défaite somme toute injuste et qui plus est en fin de match, les supporters parisiens avaient décidés de manifester leur mécontentement avec des lancers de fumis sur la pelouse.

Même scénario quelques semaines plus tard lors du match Grenoble - Rennes, la cinglante défaite iséroise (0-4) ainsi que le non moins funeste bilan (6 matchs pour 6 défaites) avaient fini d'achever ses supporters et en particuliers ses ultras qui ont choisi, eux aussi, de balancer des engins pyrotechniques (terme officiel) sur leur pelouse!
Mal leur en a pris (ou plutôt, ce fut le mauvais moment pour le faire) puisque, l'emballement mediatico-politique faisant suite à "l'affaire" de l'agression en serbie, allait faire d'eux les coupables parfaits.

Résultat : On exagère les faits en assimilant les supporters à une bande de malfrats pillant, violant et menaçant l'état tout entier (on exagère à peine). Et n'espérez pas entendre quelqu'un pour atténuer ces propos, ça n'intéresse personne puisque les accusés (inutile de dire "les accusés" la présomption d'innocence n'ayant plus droit de passage en France) sont tout trouvés!

Et pourtant eux aussi ne demandent qu'à s'exprimer, et qu'on soit d'accord ou non avec eux, la moindre des choses serait de leur donner l'occasion de le faire.
Extrait du communiqué officiel des Red Kaos : "Le Red Kaos et ses sympathisants reconnaissent et assument pleinement leurs actes mais, à la différence de l’emballement médiatique, minimisent leurs caractères violent et dangereux. Il faut rappeler les faits : aucun blessé, aucun tué, seules quelques oreilles ont sifflé... Par contre, assumons le caractère impressionnant et ostentatoire de ces faits, qui pour un non-initié du stade peut paraître excessif ".

Voilà qui apporte des précisions et qui mériterait d'être plus largement diffusé.

Les fumigènes quand y'en a un ça va, c'est quand y'en a plusieurs que ça pose des problèmes!

Pour conclure, le rouleau compresseur des médias de masse emporte tout sur son passage sans prendre le temps de se poser la moindre question ou même de soulever un véritable débat.
Les accusés sont déjà coupables et les solutions (répression à tout va) déjà trouvées alors quand bien même qu'elle n'ai pas, jusque là, prouvés leur efficacité.

Tout ça nous rappelle la ridicule affaire dite de la banderole des ch'tits qui (sur le même fonctionnement) a donné lieu à la dissolution du KOB (Kop Of Boulogne) illustre groupe de supporters du PSG.
"Pédophiles, chômeurs, consanguins...Bienvenue chez les ch'tits"
Banderole qui nous aura bien fait rire si on la laisse dans son contexte c'est à dire un délire entre ultras dans une enceinte de football et qui aura eu comme fait décisif, d'arriver en pleine ch'ti mania. Cette nauséabonde attitude afin de se donner bonne conscience face à ce "peuple opprimé" de France.


Les titres qui nous auraient valus un prélévement d'ADN :

BRICE HORTEFEUX : PROFESSION : PITBULL

BRICE HORTEFEUX : C'EST PAS LA GRIPPE A, C'EST LA RAGE

BRICE HORTEFEUX : TRAVAILLER PLUS POUR EN DIRE PLUS (DE CONNERIES)

BRICE HORTEFEUX : UN DETAIL DE l'HISTOIRE



Commenter cet article